"le lendemain matin
j’ai tordu du linge
en pensant à ceux qui n’ont plus de souffle
comme un papillon qui passe à côté du poivre
ou des vents légers ou rien du tout
un bum saoul dans un parc de rêve
là deux mondes se sont emboîtés
dans un coffre que j’ai tranché fin comme du pain
j’étais l’ivrogne dans une araignée de jardin
coloriant ce poignet qui manquait à ma vie
j’ai sucé la drogue des arbres africains
j’ai bien dormi" - LSD Jonquière par Shawn Cotton partie 3

"dans mes rêves
la chaleur de tes seins
est la feraille des fleurs
surs leurs cils de bohème
nous hijakions un train
très fatigués
les manettes bloquées
sous nos mains
des échardes de lumière" - LSD Jonquière par Shawn Cotton partie 4

"le soir venu
par le trou de la serrure nucléaire
j’ai cru des hommes délicats
des hommes longs et minces sur patin
des venus au monde sans y croire
figures d’hommes géométriques
hermétiques et périlleux
des aviateurs qui tuaient les dieux
le mal était un radioman
il y avait des astronautes dans la faille
et des usines dans la clarté du feu" - LSD Jonquière par Shawn Cotton partie 5

"cette nuit là
je suis sorti de ton corps dans un char volé
j’étais une arme confisquée
toi t’étais un bruit de chat
dans le vieux port de Montréal
près du labyrinthe où y’a plus personne
des hommes perdaient leurs cheveux
à doucement mesurer
les bois des caissons des navires
qui nous apportent toutes les drogues" - LSD Jonquière par Shawn Cotton partie 6

"cette année là
je te volais infiniment sous les oiseaux neigeant
d’autres chemins
en te désirant j’avais fait un rêve
où ton ombre pendait de la scène
ton visage fondait
sa substance d’adieux glissants
et je t’ai mise sous le lit
où tout se dérobait en moi" - LSD Jonquière par Shawn Cotton partie 7

"là j’ai passé des jours en mer
dans l’heure juste de mes sous-marins
je me suis tatoué des escrimes de l’éternel
j’ai passé des jours en mer
que la lune gravitait autour d’animaux morts
sa main opérait lentement le coeur du monde
un oiseau s’était purifié sous les batteries antiaériennes
l’oiseau qui vivait posé sur nos chevilles
le ciel partout chavirait j’ai dit :
vive le corps qui est astre!
et je suis parti par la fenêtre de sa chambre
avec mes rêves dans un sac de papier brun" - LSD Jonquière par Shawn Cotton partie 8

"j’avais jeté mon corps par ta fenêtre
je n’étais plus qu’un tas de saletés de rêves
remontant vers le ciel
sous moi la ville carrée
pleine d’échecs craquelés
et de sa lumière poire
qui donne des frissons aux grands bateaux d’aciers
le temps qui va faire son oeuvre" - LSD Jonquière par Shawn Cotton partie 9

"quand je t’ai croisé cette fois-là
les étoiles étaient des mouches fabuleuses
t’avais imprimé ta forme à ma substance
j’entendais pas mais j’imaginais
le son des glaciers qui se caressent
en glissant sur les axes de la terre
je pleurais de la glace de ton drink
et j’aimais l’espoir de ton corps
j’étais la pourriture noble
tétais la bière noire" - LSD Jonquière par Shawn Cotton partie 10

"tu avais ces mains
criminelles de lumière
ces mains ligoteuses
d’horizon
bel astre purifié
ton corps était une partie d’oiseau
et sous les cartouches égarées
les boissons chaudes et les grains de beauté
ta voix ravivait la journée
et parlait très basse d’un ciel
qui chavirerait les femmes curieuses
sous nos coeurs malmenés
tous les jeux se hasardaient
jusqu’aux formes rebondies de l’amour
tu délirais mes psaumes" - LSD Jonquière par Shawn Cotton partie 11

"le matin d’après
tu kidnappais des volcans tranquilles tandis que
j’assemblais les monnaies étrangères dans ton sommeil
bientôt je m’en allais travailler
à l’usine de bombe qui porte ton nom
dans les piscines bleues
comme les racines de tes épaules
les vents dans des chars de rien
m’apporteraient
ton rêve qui meurt quand j’ouvre les yeux . je fumais comme un indien d’osheaga toi tu dormais" - LSD Jonquière par Shawn Cotton partie 12

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